William Butler Yeats - Domaine public

William Butler Yeats

William Butler Yeats - Domaine public


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William Butler Yeats (1865-1939) est un poète irlandais dublinois, mais également un homme politique qui se sera profondément engagé dans la lutte nationaliste des années 1920. Ses écrits, tout autant que sa vie politique transpirent dans ses poèmes, et son talent sera même salué en 1923, lorsqu’on lui décerna le prix Nobel de Littérature…

Biographie de William Butler Yeats

Une Enfance merveilleuse, passée dans le Comté de Sligo

William Butler Yeats naît à Dublin le 13 juin 1865. Fils du peintre John Butler Yeats, William évolue dans une famille où les valeurs artistiques sont largement encouragées. En 1867, la famille Yeats déménage, et quitte Dublin pour le comté de Sligo.

A cette époque, Yeats n’a que 2 ans, et les quelques années passées à Sligo marqueront à jamais le poète, qui s’efforcera plus tard, de retranscrire l’amour et la nostalgie que lui évoque cette terre si chère à ses yeux…

Quelques années plus tard, la famille Yeats est contrainte de déménager pour se rendre à Londres, afin de faciliter les perspectives de carrière du père de William. Ce déménagement est vécu comme un véritable déracinement pour William, qui préfére largement Sligo aux rues londoniennes… Yeats préfère la campagne sauvage au stress de Londres, mais doit malgré tout s’habituer à c enouveau rythme de vie…

Yeats découvre la littérature, la politique et crée l’Abbey Theatre

Yeats suit alors en 1877 des études à la Godolphin School, puis retourne en 1880 à Dublin, suite à des problèmes financiers traversés par sa famille. Il intègre alors la Erasmus Smith High School, et se découvre 2 amours : celui de l’écriture, et de la politique. Il s’entoure alors des écrivains et artistes les plus influents de Dublin, et se prend du passion fervente pour la cause nationaliste. Dès 1884, il suit des études artistiques à la Metropolitan School of Art de Dublin, et s’initie au théâtre.

Il crée alors avec d’autres écrivains, un nouvau cercle littéraire, connu sous le nom de “Irish Literary Revival” (ou Renouveau de la Littérature Irlandaise). Ce groupe ouvre le 27 décembre 1904, un théâtre à Dublin nommé “Theatre”. On y joue principalement les pièces de théâtre de Yeats, et de Lady Gregory. C’est à cette époque que Yeats rencontre Maud Gonne, une femme profondément engagée dans la cause nationaliste et aimant le théâtre.

Très vite, il tombe amoureux de cette femme, et emménage avec elle. Elle lui donne l’inspiration nécessaire pour ses poèmes, tandis qu’il lui fait découvrir l’occultisme, une science qui l’attire tout particulièrement. Tout deux donnent alors naissance à une petite fille nommée Iseut.

Mais Yeats est bien plus amoureux que Gonne et cette dernière rompt finalement avec lui pour épouser John McBride, un militaire de l’Irish Brigade, en 1903.

Yeats s’engage toujours plus dans la politique et l’écriture en portant l’idéologie nationaliste

Yeats décide alors de poursuivre l’écriture, et de s’inspirer de la mythologie des héros irlandais en l’appliquant à la cause nationaliste. Il ne cesse d’emprunter des symboles issus de l’Histoire irlandaise, et de la religion pour illustrer ses propos. Son engouement pour la politique est d’ailleurs particulièrement fiévreux dans certains de ses poèmes.

Mais l’écriture ne semble pas suffire à Yeats, qui décide de devenir sénateur au sein du Sénat de l’Etat Libre d’Irlande (de 1922 à 1928)… Ses participations sont hautement appréciées, et Yeats bénéficie d’une large popularité au sein du milieu politico-culturel irlandais. On lui décerne d’ailleurs en 1923 le Prix Nobel de la Littérature, et le poète est encensé par ses pairs.

William Butler Yeats décide pourtant en 1930 de se retirer de la politique, et quitte Dublin pour le Sud de la France. Il y mène 9 années d’existence paisible, puis décède en 1939 à Roquebrune-Cap Martin. Sur sa demande, il fut enterré dans le comté de Sligo, au cimetière de l’église de Drumcliff.

Ses œuvres

  • Errances d’Oisin, 1889
  • Meru, 1935
  • La comtesse Catherine, 1892
  • Crépuscule celtique, 1893
  • Le pays du désir du cœur, 1894
  • Poèmes, 1895
  • Le vent dans les roseaux, 1899
  • Des ombres sur les eaux, 1900
  • Catherine à Houlihan, 1902
  • Deirdre, 1907
  • Le Heaume vert, 1910
  • Le sablier, 1914
  • Enfance et jeunesse resongées, 1915
  • Les Cygnes sauvages à Coole, 1917
  • Au puits de l’épervier, 1917
  • Quatre Pièces pour danseurs, 1921
  • Le Frémissement du voile, 1922
  • Une vision, 1925
  • Autobiographie, 1927
  • La tour, 1928
  • L’Escalier en spirale, 1933
  • Pleine lune en mars, 1935
  • Dramatis personae, 1936
  • Derniers Poèmes, 1939






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