À Cork, une pinte noire sur le comptoir n’est pas forcément une Guinness. Au Roundy, la carte affiche aussi deux noms liés à l’histoire brassicole de la ville : Beamish et Murphy’s. Voilà un bon point de départ pour comprendre ce qui se joue derrière les derniers résultats de Diageo. Le 5 novembre 2026, le propriétaire de Guinness a reconnu que la concurrence entre stouts se renforçait. Pour le voyageur, elle se traduit par une question plus simple : que demander au comptoir pour goûter autre chose ?
Ce que Diageo dit de la concurrence de Guinness
Une pression locale, des résultats différents selon les marchés
Dans son point trimestriel du 5 novembre, Diageo fait état d’un léger recul des ventes de bière en Grande-Bretagne et en Irlande. Ce chiffre couvre la catégorie bière du groupe sur les deux marchés : il ne permet pas de conclure que les ventes de Guinness ont baissé en République d’Irlande. Guinness a d’ailleurs progressé dans d’autres régions, notamment en Afrique et sur les marchés germanophones.
Interrogé après la publication des résultats, le directeur général Dave Lewis a évoqué la pression des concurrents, mais aussi la chaleur estivale, rapporte The Grocer. Ces déclarations ne donnent pas de parts de marché détaillées par marque. Les bières ci-dessous sont des alternatives à découvrir pour leur goût et leur ancrage local ; rien ne permet de leur attribuer individuellement le recul signalé par Diageo.
À Cork, deux stouts historiques à comparer au même comptoir
Beamish et Murphy’s : le contraste se joue en fin de gorgée
Pour une première comparaison, commence par The Roundy, à Cork : sa carte en ligne répertorie les deux. Le pub décrit la Beamish comme une stout aux notes de malt torréfié, avec une finale sèche. C’est cette finale, le goût qui reste après la gorgée, qui donne le meilleur repère si tu veux la distinguer de la Murphy’s, généralement décrite comme plus douce et crémeuse.
Taste Cork présente les deux comme des classiques du comté. Les commander ici permet de découvrir autre chose qu’une variante de Guinness : deux marques qui ont leur propre histoire à Cork et qui figurent encore côte à côte sur une carte de pub. Demande ce qui est disponible au moment de ta visite : une carte en ligne donne une bonne piste, pas un état des fûts en temps réel.
De la vallée de la Barrow à Dublin, deux façons de poursuivre la découverte
O’Hara’s, puis les stouts du Porterhouse
La troisième bière à chercher est l’O’Hara’s Irish Stout, de la brasserie familiale indépendante Carlow Brewing Company. Le brasseur décrit un profil torréfié avec une amertume de houblon : une autre façon d’équilibrer une bière noire. O’Hara’s décline aussi sa stout en version nitro. Si c’est la texture qui t’intéresse, demande quelle version le pub sert : le nom sur la carte ne dit pas toujours comment la bière arrive dans le verre.
Pour une halte à Dublin, le Porterhouse de Temple Bar est une autre piste : son site annonce des bières maison et des stouts, dont des options sans alcool. Je n’y ai pas confirmé la présence d’O’Hara’s ; mieux vaut demander quelles stouts sont à la pression ce jour-là. Si tu prépares un séjour centré sur l’histoire brassicole, tu peux aussi garder le Guinness Storehouse pour comprendre comment une marque de Dublin est devenue la référence à laquelle on compare les autres.
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