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Brexit : les négociations reprennent, l’Irlande se prépare à un éventuel no deal

Date 03 juin 2020
Les discussions patinent, et les intérêts divergent de plus en plus





Le Brexit est de nouveau sur la table des négociations. Alors que Londres et Bruxelles se sont rencontrés ce mardi pour rediscuter des modalités, il semblerait que le projet soit toujours au point mort, et sans perspective d’accord. Boris Johnson, le premier ministre britannique, semble en effet déterminé à ne faire aucune concession face à l’Union Européenne… et semble même faire volontairement traîner les sujets sensibles.

Quand Boris Johnson joue la montre…

La perspective d’un no-deal se dessine, sur fond de crise sanitaire due au coronavirus

Le Brexit aboutira-t-il à un accord ? Rien n’est moins sûr lorsque l’on observe les négociations d’hier. Les points d’achoppement entre Londres et le reste de l’U.E. semblent sans solution.

En cause : la posture de Boris Johnson, qui semble jouer la montre, et faire traîner les discussions, sans faire de concession.

Et les sujets désaccords sont nombreux : à commencer par l’éventuelle prolongation de l’actuelle période de transition. Il avait en effet été décidé que le Royaume-Uni aurait l’année 2020 pour opérer la bascule vers le Brexit.

Mais le Covid-19, a clairement mis à mal cette période, obligeant les gouvernements à se concentrer sur la crise sanitaire du coronavirus, plutôt que sur les termes à venir du Brexit. De ce fait, le négociateur européen Michel Barnier, a tenté ce mardi de convaincre le gouvernement britannique d’envisager une prolongation de l’actuelle période de transition, actuellement arrêtée jusqu’au 31 décembre.

Proposition refusée d’emblée par Boris Johnson, soupçonné de faire patiner volontairement les discussions. Ce dernier semble afficher des objectifs diamétralement opposés à ceux de l’Union Européenne… ce qui fait planer l’hypothèse d’un no-deal à terme.

Même position sur les questions du marché intérieur européen, et de l’union douanière : Michel Barnier a enjoint la Grande-Bretagne a clarifier sa position sur la question… Un sujet épineux, qui semble pour le moment ne pas aboutir.

Beaucoup d’analystes politiques tendent à croire que Boris Johnson refusera tout compromis pouvant atteindre la souveraineté britannique. Et certains supposeraient même que les dégâts économiques du coronavirus pourraient servir à dissimuler les dégâts d’un éventuel Brexit sans accord.

L’Irlande se prépare à un no-deal

Face à la situation actuelle quelque peu désarmante, le Premier Ministre de République d’Irlande a appelé à « intensifier les préparatifs » en cas d’absence d’accord.

Ce dernier entend anticiper une situation potentiellement désastreuse, qui impactera son économie, mais aussi celle de l’Irlande du Nord.

Bien que le gouvernement donne la priorité au Covid-19, nous n’avons pas non plus oublié le Brexit », a indiqué le Premier ministre Leo Varadkar lors d’une conférence de presse à l’issue d’un conseil des ministres. « Au cas où nous arriverions à cette position d’ici à la fin de l’année, nous devons intensifier les préparatifs pour une absence d’accord commercial », a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni a donc encore jusqu’au 31 décembre 2020 pour s’étendre sur sa future relation avec l’Europe… sans quoi les échanges commerciaux entre Londres et l’U.E. s’en retrouveront sévèrement impactés.

En cas de no-deal, les échanges entre l’Irlande et le Royaume-Uni seront régis par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Une situation catastrophique, qui générerait de nouvelles barrières commerciales et causant d’importants coûts pour les entreprises importatrices des deux côtés et des retards à la frontière.




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