Les Guerres Confédérées Irlandaises

Charles Ier d'Angleterre - Domaine public


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Les Guerres Confédérées Irlandaises furent une succession d’affrontements qui s’étendirent de 1641 à 1653, où s’affrontèrent irlandais de confession catholiques et colons britanniques protestants. Ce conflit fut profondément meurtrier, et massacra des milliers d’irlandais durant plus de 12 ans. Voici un aperçu de ce qui arriva à cette époque troublée par la guerre civile irlandaise.

Histoire des Guerres Confédérées Irlandaises

Contexte

Charles Ier d'Angleterre - Domaine public

Charles Ier d’Angleterre – Domaine public

Les Guerres Confédérées Irlandaises découlent à l’origine d’un plus haut conflit, nommé “la Guerre des 3 Royaumes”, où le royaume d’Écosse, d’Angleterre et d’Irlande furent exposés à un conflit généralisé… A cette époque, les 3 territoires vivent sous le règne d’un seul et même monarque : Charles Ier d’Angleterre. Une série de désaccords prennent alors naissance entre le roi et les populations, au nom du droit à choisir sa propre religion, et non celle ordonnée par le roi… Sans oublier bien sûr la volonté de s’émanciper de la primauté de l’Angleterre pour l’Irlande et l’Écosse…

S’enchaîne alors une série de batailles et de guerres civiles en Irlande, connue donc sous le nom de “Guerres Confédérées Irlandaises”.

Le Complot d’Octobre 1641

Tout commence par le complot d’octobre 1641, dirigé par Felim O’Neill. Ce complot vise à organiser une insurrection dans le but de reprendre le pouvoir aux mains des britanniques, et s’emparer des principaux bâtiments stratégiques comme le château de Dublin. Cette révolte aurait ainsi permit de revendiquer l’autonomie du Royaume d’Irlande, ainsi que leur liberté à choisir leur propre religion, sans que le roi Charles Ier d’Angleterre, n’ait à imposer la sienne.

Néanmoins, le complot est dénoncé au dernier moment, et génère la colère des irlandais, qui s’élancent dans une rébellion sans autre préparation.

La Rébellion des Irlandais d’Ulster de 1641 à 1642

Dès l’avènement de ces violences, la rébellion dégénère rapidement un peu partout en Irlande, et principalement en Ulster. A cette époque, les irlandais catholiques d’Ulster décident de régler leurs comptes avec les colons britanniques protestants qui leur avaient autrefois confisqués leurs terres à l’occasion des nouvelles plantations d’Irlande.

Les catholiques irlandais forment très rapidement des milices chargées de s’attaquer aux britanniques protestants venus réprimer la rébellion. Tout au long de ces révoltes, catholiques et protestants s’affrontent au travers de batailles particulièrement sanglantes. Les protestants britanniques perdent plus de 16 000 hommes à Portadown, tandis que l’on compte de nombreux assassinats de civils et militaires catholiques dans les bois de Kilwarlin, et dans l’île de Rathlin.

C’est à l’occasion de la bataille de Julianstown que les rebelles d’Ulster battent les britanniques. Cette victoire galvanise immédiatement le reste du pays, et malheureusement, les Irlandais d’Ulster tentent dans la foulée de s’emparer de Drogheda et de marcher vers Dublin… en vain. Les britanniques ont raison d’eux, et les font massacrer.

La Guerre des Confédérés de 1642 à 1648

Malgré la victoire des britanniques sur l’Ulster, la guerre n’est pas pour autant terminée, et Charles Ier envoie une gigantesque armée en Irlande, pour mettre fin à ces rébellions. Cette armée est composée de britanniques protestants, et d’écossais sympathisants à la cause protestante. Ces hommes parviennent à réprimer définitivement les rebelles irlandais, cachés à Dublin, et en Ulster, tandis que les Irlandais catholiques créèrent alors la “Confédération Irlandaise” siégeant au château de Kilkenny, en 1642. Ce groupe était chargé de rassembler la société irlandaise catholique autour de la création d’un État libre et indépendant, libéré de la tutelle britannique.

Les affrontements durent pendant plusieurs années, jusqu’à l’éclatement de la guerre civile anglaise. Charles Ier d’Angleterre rappelle alors immédiatement ses troupes pour se battre au profit des royalistes.

Les Confédérés attrapent alors l’occasion des deux mains, s’attaquant aux dernières troupes britanniques restées sur place. Très vite, ils reprennent les villes qu’ils avaient perdues, et laissent seulement Dublin, Cork et l’Uslter aux mains des écossais et britanniques. Ils en profitent alors pour former des armées plus officielles, comptant jusqu’à 60 000 hommes, où les soldats sont avant tout des militaires de métiers qualifiés et efficaces. En guise de financement, ils instituent des taxes dans toute l’île, et obtiennent de la France et de l’Espagne les armes nécessaires pour la bataille à venir.

En 1643, les Confédérés Irlandais décident de signer une trêve avec les Royalistes, afin de négocier l’autonomie du Royaume d’Irlande, ainsi que leur droit de choisir leur propre religion. Les négociations durent jusqu’en 1646, date à laquelle, les confédérés irlandais perdent patience, et décident de reconquérir l’Irlande par la force, sans passer par d’autres négociations.

Ils commencent les combats par la prise du Bunratty Castle, puis enchaînent sur une victoire écrasante sur l’armée écossaise des Covenanters à Benurb, et s’emparent de Sligo. Ils marchent vers Dublin, et assiégent la ville. Néanmoins, les britanniques avaient prit le soin de massacrer les campagnes alentours, pour priver les troupes armées irlandaises de nourriture. Sans vivres, ni eau, les irlandais doivent se résoudre à l’échec.

Les Royalistes attaquent de plus belle les armées des Confédérés Irlandais. S’ensuit une série de défaite pour les irlandais : ils sont vaincus à la bataille de Knocknanauss, perdent à nouveau Sligo. Devant tant de défaites et de pertes humaines, les Confédérés passent un nouvel accord auprès des Royalistes, plaçant leur armée sous le commandement des britanniques. Inutile de préciser que cette décision engendre de nombreuses dissensions au sein de l’armée confédérée. Suite à ce choix, la Confédération annonce sa dissolution dès 1648.

La Conquête Cromwellienne (1649-1653)

Dès 1649, Cromwell débarque en Irlande, à la tête d’une armée gigantesque. De 1649 à 1653, il écrase littéralement l’Irlande sous sa botte, décimant plus de la moitié de la population irlandaise au cours de multiples sièges (à Drogheda, Wexford, Galway, Limerick…etc). Dès lors, l’Angleterre reprend le contrôle de l’Irlande, et dépossède les irlandais de leurs propres terres.

L’Irlande est désormais très affaiblie, et sans armée. Seuls quelques résistants irlandais (nommés “tories”) tentent de lutter au travers d’une guérilla en plein cœur des Montagnes de Wicklow. Ces tentatives de guérilla se soldent par des mesures violentes par les Parlementaires britanniques, qui brulent les récoltes des campagnes alentours, plongeant la population dans la Famine et la maladie (à l’époque, la peste bubonique fait rage).

Dès 1653, l’Irlande est un pays souffrant de la misère. Cromwell ne tarde pas à obtenir la capitulation totale de l’île, assujettissant les irlandais au gouvernement britannique.






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