Au centre de la péninsule d’Iveragh, loin des autocars et des panoramas les plus fréquentés de l’Anneau du Kerry, une route étroite se faufile entre les montagnes. Elle traverse Ballaghbeama Gap, un col sauvage où la roche, les tourbières et les pâturages composent un paysage presque minéral.
Le site n’a rien d’une attraction aménagée. Il n’existe ni centre d’accueil, ni grand parking, ni belvédère sécurisé. Ballaghbeama Gap est avant tout une route locale, empruntée par les habitants et les éleveurs. Cette absence d’infrastructures contribue à son atmosphère, mais impose de l’aborder avec prudence et respect.
Ballaghbeama Gap, parfois nommé Ballaghbeama Pass et Bealach Béime en irlandais, se situe entre le secteur de Blackwater, au sud, et la vallée de Glencar, au nord.
Alors que la majorité des voyageurs suivent le tracé côtier de l’Anneau du Kerry, cette route pénètre dans l’intérieur montagneux de la péninsule. Elle traverse une succession de vallées silencieuses, de tourbières, de pâturages et d’imposants affleurements rocheux.
À l’approche du col, les parois semblent se resserrer autour de la chaussée. La route passe entre les reliefs de Knockaunanattin et de Mullaghanattin, l’une des montagnes les plus reconnaissables du Kerry avec son sommet évoquant une pyramide.
L’absence de villages et de grands aménagements renforce l’impression d’isolement. Quelques maisons, clôtures et troupeaux rappellent néanmoins que ce paysage est un espace agricole vivant, et non un territoire abandonné.
La route traversant Ballaghbeama Gap est goudronnée, mais elle demeure très étroite sur la majeure partie de son parcours. Deux voitures ne peuvent pas se croiser partout.
Des élargissements ponctuels, appelés passing places, permettent de laisser passer les véhicules arrivant en sens inverse. Le conducteur situé le plus près d’un espace de croisement doit parfois reculer sur plusieurs dizaines de mètres.
Ces zones ne doivent donc jamais être utilisées comme des places de stationnement. S’arrêter dans un virage, devant une entrée agricole ou sur un élargissement peut bloquer la circulation et empêcher le passage des véhicules locaux.
La visibilité n’est pas toujours aussi bonne que le suggérait l’ancien texte. Certains virages sont aveugles et des moutons peuvent apparaître directement sur la chaussée. Il faut rouler lentement, anticiper les rencontres et éviter tout freinage brusque.
Le passage est déconseillé aux camping-cars, aux gros véhicules et aux conducteurs peu à l’aise sur les routes rurales irlandaises à voie unique. La présence d’un véhicule de location ne dispense pas de vérifier les restrictions prévues par le contrat, notamment pour les routes particulièrement étroites.
La traversée entre les deux extrémités habituellement retenues pour Ballaghbeama Gap demande environ 25 à 30 minutes en voiture sans arrêt. Il est cependant préférable de prévoir entre 45 minutes et une heure afin de progresser lentement et de profiter du paysage.
Ces durées ne comprennent pas le trajet nécessaire pour rejoindre le col depuis Kenmare, Sneem, Killorglin ou Killarney. Une excursion complète intégrant d’autres sites de la péninsule peut facilement occuper une demi-journée.
Il n’existe pas de véritable parking panoramique au sommet. Quelques espaces permettent ponctuellement à un véhicule de quitter la chaussée, mais ils sont peu nombreux et peuvent être occupés. Avant de s’arrêter, il faut vérifier que la voiture ne gêne ni la circulation, ni l’accès à un terrain, ni le travail des éleveurs.
Le principal intérêt de Ballaghbeama Gap réside dans la transformation progressive du paysage. Les vallées ouvertes laissent place à un passage plus étroit, encadré par des blocs de pierre et des versants couverts d’herbe rase.
La météo modifie radicalement l’atmosphère. Sous le soleil, la route révèle les différentes nuances de vert, de brun et de gris des montagnes. Lorsque les nuages descendent, le col disparaît progressivement dans la brume et prend un visage beaucoup plus austère.
Les vues les plus impressionnantes ne se trouvent pas nécessairement au point le plus élevé. Les perspectives sur la route sinueuse, les parois rocheuses et les montagnes environnantes évoluent tout au long de l’itinéraire.
Le site se prête particulièrement à la photographie de paysage. Les prises de vue doivent néanmoins être réalisées depuis un emplacement sûr, sans rester au milieu de la chaussée. Le faible trafic ne signifie pas que la route est déserte.
Ballaghbeama Gap est apprécié des cyclistes pour son calme et son environnement montagneux. La traversée demande généralement entre une heure et une heure trente selon le point de départ, le niveau du pratiquant, les conditions météorologiques et le poids du vélo.
Les montées sont soutenues par endroits et les descentes comportent des virages serrés. Un vélo en bon état, des freins parfaitement fonctionnels et des vêtements visibles sont indispensables.
La route reste ouverte aux véhicules. Les cyclistes doivent donc se tenir prêts à s’arrêter ou à utiliser un espace de croisement. Le revêtement peut également être humide, sale ou couvert de gravillons après de fortes pluies.
Pour une boucle plus longue, Ballaghbeama Gap peut être associé à Glencar, Moll’s Gap, Sneem ou au Ballaghisheen Pass. Ces itinéraires cumulent toutefois une distance et un dénivelé importants. Ils s’adressent davantage aux cyclistes entraînés qu’aux pratiquants occasionnels.
Il est techniquement possible de parcourir la route à pied, mais Ballaghbeama Gap n’est pas un itinéraire pédestre aménagé. La chaussée ne possède ni trottoir ni accotement continu, et les marcheurs peuvent être difficiles à distinguer dans les virages ou lorsque la brume descend.
Une veste très visible, de bonnes chaussures et une vigilance constante sont nécessaires. Marcher en groupe compact peut rendre le croisement encore plus délicat : il faut se ranger dès qu’un véhicule approche.
Les montagnes entourant le col ne doivent pas être gravies au hasard. Une grande partie des terrains est privée, les clôtures doivent être respectées et les itinéraires non balisés exigent de véritables compétences en navigation.
La couverture téléphonique est irrégulière et peut disparaître dans certaines parties de la vallée. Il est recommandé de télécharger une carte utilisable hors connexion avant le départ et de ne pas dépendre uniquement d’un itinéraire chargé en temps réel.
Les services sont très limités autour du col. Il n’existe ni station-service, ni toilettes publiques, ni commerce sur la route elle-même. Il faut partir avec suffisamment de carburant, de l’eau et des vêtements adaptés à une dégradation rapide de la météo.
En cas de brouillard dense, de fortes pluies, de gel ou de vents violents, mieux vaut reporter la traversée. La route peut devenir glissante et la visibilité se réduire brutalement.
Les portails doivent rester fermés lorsqu’ils l’étaient au passage, les déchets doivent être rapportés et les animaux ne doivent pas être approchés. Il convient également de ne pas faire voler un drone à proximité des maisons, des troupeaux ou des personnes sans respecter la réglementation irlandaise.
Pour consulter une proposition d’itinéraire et télécharger la carte avant de partir, le guide local Emerald Outdoors présente une boucle passant par Ballaghbeama Gap.
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Les informations essentielles pour préparer votre visite avec les bons repères, les bons accès et les bonnes options de réservation.
Curragh Beg, La Péninsule d'Iveragh, Anneau du Kerry (Comté de Kerry) - République d'Irlande
51.9842118180331, -9.868784444308089
1 heure
La traversée de nuit est déconseillée en raison de l’absence d’éclairage, de l’étroitesse de la chaussée et de la présence possible d’animaux.
Vérifiez les horaires et conditions d’accès avant votre départ, surtout en haute saison ou lors des jours fériés irlandais.